ORAGES - ORAGES EN MONTAGNE - RAPPELS DES PREMIERS SECOURS ...

Publié le par passions et actu

 

http://france.meteofrance.com/france/montagne

http://clubalpingrenoble.free.fr/renseignements.php

http://www.skihoo.com/meteomontagne.shtml

http://www.secourisme-pratique.com/pages/format/articles/cursus.htm

 

L'orage peut être très plaisant ... quand on se sait à l'abri. A l'extérieur, les éléments peuvent se déchaîner, on attendra tranquillement de pouvoir repartir.

Selon une information entendue à la radio ( FRANCE INFO ), la foudre impose quelques précautions car elle peut causer des dégats parfois irréversibles. Comme nous le verrons tout à l'heure, les randonneurs, les alpinistes ..devront se montrer d'autant plus vigilants durant les deux mois les plus chauds de l'année ( juillet et août ).  Ce ne sont pas les seuls concernés et il peut être bon de savoir que la foudre est potentiellement plus dangereuse encore dans les régions où les impacts au sol sont les plus puissants ( régions au sud d'une ligne entre Bordeaux et Strasbourg ).

Faut-il également rappeler qu'il ne faut jamais se réfugier sous les arbres ( causes indirectes d'accidents : piéton ou même passagers d'une voiture peuvent être  mortellement écrasés par la chute d'un arbre, ou se retrouver paralysés à vie si la moëlle épinière est touchée ... ).

Fermer son portable, éviter de toucher l'eau - conductrice d'électricité,  ne pas se réfugier près d'une grille en fer, etc etc ... Question de bon sens . Encore faut-il y penser au bon moment.

*

Pour les randonneurs et les alpinistes surpris loin de tout refuge, un orage qui s'annonce est encore moins à prendre à la légère. Voici donc quelques conseils précieux diffusés en l'occurence par le Club Alpin Français. 

*

Règles essentielles : s'informer avant de partir, savoir utiliser l'information et rester vigilant ( les orages peuvent n'avoir pas été prévus ). " La sécurité est un mode de pensée et d'agir" - Tryptique du Club Alpin : "  Formation - Information - Responsabilisation".

PARTIE 1 - PRINCIPAUX SIGNES ANNONCIATEURS D UN ORAGE EN MONTAGNE

- Principaux types d'orage,

- Particularités à connaître,

- Signes précurseurs

 

PARTIE 2 -LA FOUDRE

- principaux phénomènes électriques avant le coup de foudre,

- modes de foudroiement,

- comment se protéger ( choix d'un emplacement et conduite à tenir )

- que faire de ses équipements ( vêtements, accessoires, matériels ),

- l'orage : source indirecte d'accident

 

PARTIE 3 - QUE FAIRE EN CAS DE FOUDROIEMENT ?

- lésions ( mineures, modérées, graves )

- les gestes qui sauvent ( rappel des techniques de réanimation : bouche à bouche, massage cardiaque externe )

- évacuation du foudroyé

 

RAPPEL DE QUELQUES MESURES SIMPLES DE PREVENTION

 

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PARTIE 1

SIGNES ANNONCIATEURS D UN ORAGE EN MONTAGNE

Les accidents dûs à la foudre peuvent survenir quand les randonneurs ou les alpinistes ont pris du retard sur leur horaire,

 ou si la course est particulièrement longue.

Prendre la météo avant de partir ne suffit pas toujours. Des orages, non prévus, peuvent se former localement et à une vitesse très rapide en fin de journée.

 

 

On peut distinguer des orages locaux dits " de convection"  ( se forment dans un air relativement homogène ) - et les orages dits "frontaux" (  lors d'un conflt entre deux masses d'air présentant des différences de températures importantes ).

 

Orages " de convection" /

... Effet combiné de l'humidité et du réchauffement de l'air près du sol. Principalement durant la saison chaude, dans le courant de l'après-midi. Durée courte ( inférieure à 2 h ).

 

Orages " frontaux" / 

... Résultent de l'arrivée d'air plus frais ( génère une ligne de cumulonimbus ).  Baisse de pression, augmentation de l'humidité, orietation des vents de "Sud", un ciel qui se voile ( nuages élevés ), hausse des température.

Généralement, un front froid passe rapidement.

 

Mais avec un anticyclone à l'Est, le front devient "ondulant" ( on aura alors des épisodes orageux durant plusieurs jours ).

 

*  Les hautes barrières montagneuses ( comme les Alpes par exemple ) peuvent également ralentir la progression des fronts et ... prolonger l'activité orageuse ( sur une ou plusieurs journées ).

 

 

Les orages peuvent apparaître dans tous les points de l'horizon ( ceux qui viennent de l' Est sont rares, mais violents ).

 

 En l'absence de variations barométriques ... les orages sont conditionnés par des facteurs locaux : orientation des vallées, ou des versants montagneux.

 

Après des journées de fortes chaleurs, avec la chute brutale des températures, associée à une rotation des vents et à l'apparition de nuages bas dans la direction N/ O peut entraîner de violents orages frontaux.

 

Un orage qui paraît s'éloigner peut se reformer par l'arrière assez rapidement et s'étendre sur plusieurs kilomètres ( dans la direction opposée à son déplacement ... ).

 

Au sommet d'un nuage orageux des coups de foudre peuvent se former et frapper un point situé à plusieurs kilomètres de l'orage, en ciel clair.

Ces coups de foudre, très inattendus, très puissants sont généralement destructeurs.

 

Il semble que les coups de foudre les plus dangereux se produisent en début ( avant les précipitations = orage sec ) et en fin d'orage ( moins nombreux, mais plus intenses et persistants ).

 

Un orage en dissipation ( masse uniforme, avec pluie fine ) n'exclut pas la formation d'un nouvel orage ( parfois plus violent que le premier ).

Il se peut aussi, lorsque l'orage paraît terminé, que un ou deux coups de foudre ( de très forte densité ) se produisent tout à fait à l'arrière,

dans la traîne de la pluie fine.

 

 

PRINCIPAUX SIGNES PRECURSEURS

- Brume matinale, dense en fond de vallée ( en période de temps chaud ) et s'accompagnant d'un champ de pression uniforme, peu élevée

 

- Petits cumulus isolés, dès le matin sur les reliefs. Immobiles. Mes nuages vont se développer rapidement sous l'augmentation de la chaleur.

 

- Rapide apparition de cumulus dès le matin. En tout début d' 'après-midi ils arriveront à former de grandes tours = la probabilité d'un orage est très forte.

Si leur ascension verticale est interrompue en début d'après-midi, si les sommets se désagrègent - mais si les cumulus restent en place tout au long de l'après-midi = le risque d''orage est faible ( mais possible en soirée et sur les hauts reliefs ).

 

- Apparition de  cumulus aux bases très nettes, de couleur gris plombé, avec une croissance verticale constante.

 

- Apparition de cumulus dont les sommets passent par des périodes de croissance et de décroissance. Phénomène qui peut durer tout l'après-midi, puis cesser en soirée ( pendant laquelle des cumulonimbus peuvent se former ).

 

- Voile de nuages, denses, cireux avec, à l'avant de gros cumulus aux sommets très marqués. Visibilité très réduite dans la partie inférieure.

 

- Apparition de bancs  de cumulus chaotiques, ondulés, floconneux, en forme de tourelles multiples, de nuages crénelés ( particulièrement dans un ciel bleu pâle, légèrement turquoise ).

 

- Apparition de couvertures importantes de cumulus aux dessous très nets, gris plombé, ondulé, mamelonnés. Multiples protubérances très marquées dans les parties supérieures.

 

- Apparition d'une large bande nuageuse sur la ligne d'horizon ( nuages cireux,assez denses, entrecoupés de nuages cumuliformes ). Ces derniers signes sont particulièrement révélateurs d'orages ... lorsqu'un observateur se place face au vent et que le déplacement des nuages élevés se produit de sa droite vers sa gauche.

 

- En période chaude, chute des températures, associée à une augmentation de l'humidité. Des structures cumuliformes, de teintes crémeuses, plus brillantes que l'espace environnant apparaissent  ici et là.

Les développements orageux passant parfois inaperçus, ces situations présentent un certain danger.

 

- Par temps couvert, larges surfaces nuageuses, grises, ondulées ou présentant des remous menaçants, bases nuageuse s'effilochant, rideaux gris et opaques. Bases présentant des vagues parallèles ou des structures boursouflées, mamelonnées, gris métallisé, ou gris olive.

 Confusion possible avec certains stratocumulus ou altocumulus inoffensifs.

 

- La nuit des décharges électriques lointaines ( improprement appelées "éclairs de chaleur" ) indiquent généralement des orages à venir, si ces lueurs se produisent dans la direction des vents dominants.

 

 

 

PARTIE 2 -LA FOUDRE

 

La montée du champ électrique se signale à l'attention de l'alpiniste ou du randonneur de façon spectaculaire : c'est le fameux bruit de l'abeille ... les cheveux se dressent sur la tête ... des aigrettes lumineuses apparaissent sur les arêtes environnantes, ainsi que sur la tête et les mains.

Ces manifestations cessent avec le déclenchement du premier coup de foudre, pour reprendre aussitôt.

 

Ces manifestations annoncent l'imminence du danger, elles ne signifient pas que la foudre va vous frapper directement. Le champ électrique est réparti sur une surface importante. C'est un message d'alerte dont il faut tenir compte. Ce qui implique des mesures de protection prises de sang froid.

En se déplaçant de quelques mètres, l'intensité du champ électrique peut diminuer, s'accompagnant de la disparition des phénomènes décrits.

 

 Modes de foudroiement/

  

Le coup de foudre atteint directement lorsque l'individu se trouver sur une proéminence naturelle - sommet, ou arrête ( cas typique de l'alpiniste ).

Les risques d'atteinte directe augmentent quand la victime porte des objets métalliques ( piolets, skis, ... ) et plus encore lorsqu'ils sont placés au-dessus de ses épaules. Le corps agit alors comme un paratonnerre et ce coup de foudre est presque toujours fatal.

Le courant de sol ( consécutif à un éclair touchant le sol ou un objet avoisinant ). Si un rocher est humide, le trajet du courant principal reste en suface.

Le flux principal peut sauter des anfractuosités du relief, emprunter des fissures plus humides.  Ainsi, en terrain plat ce sont parfois des groupes entiers de randonneurs (ou de troupeaux d'animaux ) qui sont atteints ( phénomène d' électocution par un courant de sol ou tension de pas ).

L'éclair latéral atteint des sujets abrités dans des cavités naturelles ou sous les arbres.

Les lésions par contact surviennent lorsqu'une personne est appuyée contre la paroi ou tient un objet conducteur du courant ( piolet, bâton de ski, piquet de tente ) en contact avec la paroi ou le sol.

 

 

Comment se protéger ? /

 

Choix d'un emplacement et conduite à tenir /

Mesure élémentaire : ne pas s'attarder sur des sommets ou arêtes. Si l'orage menace, si on se trouve sur un lieu exposé, il faut s'en éloigner aussi rapidement que possible.

Une pente en neige, un éboulis, mettent relativement à l'abri des coups directs - Une pierre plate juste assez large pour s'asseoir et y placer aussi ses pieds offre une bonne protection ( à condition que cette pierre soit détachée de la masse avoisinante, ou d'être située au milieu d'un éboulis ).

 

Si la foudre semble imminente ou tombe dans les environs proches, ne pas céder à la panique en oubliant alors toutes les mesures de sécurité = chercher un emplacement protégé des impacts directs et des courants de sol ( un replat, une pente, ou une légère proéminence ... dominés par un point haut ... protègent d'un impact direct ). Le point haut doit faire au minimum 4 mètres de hauteur.

L'emplacement choisi doit si possible être sec, sans lichen et situé sur une pente d'éboulis, loin des zones humides.

Les anfractuosités du terrain, les grottes doivent être suffisamment spacieuses pour permettre de s'asseoir à plus d'un mètre des parois et d'avoir 3 mètres découverts au-dessus de la tête.

Eviter de se réfugier sous un surplomb ou de se tenir debout près de l'entrée d'une anfractuosité ( où le corps peut constituer un excellent conducteur du courant de terre ).

 

Si un groupe est surpris par l'orage : chaque personne doit s'isoler en mainteant un écart de 2 mètres avec les autres.

La meilleure position : la position accroupie ( tête rentrée entre les épaules, avec les genoux fléchis, les pieds et les jambes joints ) = En s'enroulant sur soi-même, on limite les différents points du corps et on diminue les effets de la montée du potentiel de terre.

( j'ai lu par ailleurs que le sac à dos peut constituer un excellent isolant du sol. S'accroupir dessus est alors la meilleure solution )

 

L'alpiniste sur une vire est exposé à une chute en cas de perte de conscience, ou de contractions musculaires incontrôlées. Il doit donc être pafaitement arrimé à la paroi par un ou plusieurs points d'ancrage ( le point d'ancrage doit être proche pour réduire le gradient de potention le long de la corde ).

L'individu doit être  en tension sur plusieurs brins de cordes, ou sangles ( pour éviter un risque d'arrachement en cas de protection ).

Il faut s' encorder à la taille sur le cuissard ( sans mousqueton intermédiaire ) = seule véritable prévention de traumatisme grave au cours d'une chute.

Impératif = ne pas constituer un circuit électrique en plaçant simultanément les mains et les pieds au contact de la paroi rocheuse.

 

Si la descente en rappel s'impose ( paroi très exposée par exemple ) = utiliser une corde de rappel si possible sèche,

= laisser pendre les objets métalliques accrochés sur le sac ( piolets, crampons )

= placer une auto-assurance,

= éviter de toucher le descendeur,

= descendre les pieds en position rapprochée

... ainsi, en cas de foudroiement, la victime sera retenue au rappel et pourra être secourue par le compagnon de cordée.

 

Si il est impossible de sortir d'une zone boisée, ne jamais s'abriter sous les arbres les plus élevés. Se placer au contraire entre des arbres espacés et bas.

 

Que faire des équipements en cas d'orage ?

Vêtements et accessoires /

Eviter les objets métalliques ( bague, alliance, chaîne, montre, boucle de ceinture, fermeture éclair, pièce de monnaie ) en contact de la peau = si ces objets auraient tendance à diminuer l'intensité du flux dans le corps, ils peuvent localement provoquer des brûlures parfois profondes.

A l'approche d'un orage, si cela est possible, changer ses vêtements humides de transpiration contre des vêtements secs. Puis enfiler une veste imperméable ( celle-ci, mouillée, pourra faciliter l'écoulement du courant en surface ).

 

Les matériels /

Le métal n'attire pas la foudre, mais est un excellent conducteur ! Ces objets peuvent fondre, ou provoquer un arc électrique ( d'où brûlure pour le corps ).

Si un orage est imminent, il est donc préférable de les éloigner.

Impossible ? Les attacher sur le sac à dos, en évitant que les extrémités dépassent la tête ( piolets de grande taille, skis ).

Altimètre, boussole, matériel technique d'usage non immédiat ( comme : descendeur, mousquetons ... ) doivent être mis dans le sac à dos.

Il est primordial de protéger un matériel émetteur-récepteur ( peut être vital si alerte à lancer ! ) Le placer donc de préférence au centre du sac à dos, entouré de vêtements volumineux, genre veste ou duvet.

 

Si c'est possible, il est préférable d'écarter tout les matériels métalliques. Déposé à quelques mètres, il est impératif de signaler leur emplacement ( en altitude,fréquemment, la fin d'un orage est suivie d'une chute de neige. Le paysage est transformé et retrouver le matériel deviendra moins évident. Or ce matériel est nécessaire pour assurer au maximum la sécurité en redescendant dans la vallée.

 

* Remarques sur les constructions en montagne /

Refuges, chalets, bergeries sont des lieux protégés de la foudre, à condition de se tenir à distance des conduits métalliques, des lignes d'alimentation, des murs et cloisons et des ouvertures.

Autos ( mais ne pas stationner sous les arbres dont la chute peut entraîner de graves accidents ), bus, trains sont d'excellentes cages de Faraday,

Cabines de téléphériques et sièges des remontées mécaniques sont protégés par les câbles qui les supportent.

 

L'orage, source indirecte d'accidents /

Attention à la fatigue engendrée par le  froid et le stress. Ne pas négliger les précautions à prendre, en cédant à la précipitation et à la panique.

 

Le front froid qui suit l'orage transforme brutalement le climat estival en conditions rigoureuses hivernales (  chute de neige fine, bourrasques de vent, visibilité réduite ... ). La  progression peut devenir alors très difficile et dangereuse.

 

La plus grande prudence s'impose =

les mesures de sécurité doivent être au contraire renforcées.

Si progression en cordée : prévoir des points d'ancrage plus rapprochés, des relais parfaitement protégés, une sécurité accrue dans les manoeuvres de cordes.

 

Le port du casque de montagne ( en polycarbonate ) protège des impacts directs de la foudre. Il constitue aussi un moyen de prévention contre les traumatismes craniens en cas de chute.

 

 

PARTIE 3 - QUE FAIRE EN CAS DE FOUDROIEMENT ?

 

Lésions consécutives à un coup de foudre /

- Formes mineures : le blessé est conscient, parfois confus, toujours amnésique. Evolution généralement favorable. Cécité ou surdité seront passagère. Le foudroyé peut ressentir des fourmillements aux extrémités ( membres inférieurs surtout ) - Passagers le plus souvent, ces phénomènes peuvent cependant être une gêne en terrain difficile- Brûlures superficielles, indolores.

Conseil = faire faire un examen médical au retour dans la vallée ( des micro traumatismes ou lésions peuvent ne pas apparaître de suite. Attention  ! ).

 

- Formes modérées : sujet désorienté, subconscient. Possible paralysie des extrémités. Peau pâle, ou marbrée. Pouls filant ou absent ( chute passagère de la tension )

Si cette hypotention persiste, il faut rechercher une lésion traumatique, fracture, hémorragie interne par effet de blast ( déflagration ), atteinte de la colonne vertébrale.

Après un état de syncope ( sans pouls ni respiration ) l'activité cardiaque réapparaît spontanément  ( dans un délai toujours inférieur à 3 mn ).

Brûlures  du 1er et 2e degré, aux points d'entrée et de sortie du courant ( destructions importantes des vêtements ou des chaussures ).

Tout ceci n'impose pas de soins immédiats. En revanche, une surveillance médicale à l'hôpital ( 24 h ) =  est indispensable, compte tenu des risques de complication cardiaques, oculaires, auditives, parfois psychologiques.

 

- Formes graves : atteinte du coeur ( arrêt cardiaque ou fibrillation ventriculaire ) consécutive au passage du courant dans le thorax ( entre le point d'entrée à la tête et le point de sortie aux membres inférieurs - ou entre les deux membres supérieurs )... L'absence de retour spontané de l'activité cardiaque laisse peu d'espoir de survie. - La dilatation de la pupille, persistante malgré la réanimation, est de très mauvais pronostic.

A côté de l'atteinte principale, il existe des lésions secondaires fréquentes : atteinte oculaire ( une cataracte pourra tardivement se déclarer ),

atteinte auditive : ruptures lymphatiques, avec écoulement de liquide par l'oreille,

 

* Surdité, vertiges, nausées ne faciliteront pas l'évacuation du blessé.

 

 

*** Les gestes qui sauvent  ***

Comme toutes les urgences, priorité = assurer la liberté des voies aériennes, la ventilation, l'hémodynamique ( circulation )

 

- Absence de respiration spontanée ? = ventilation artificielle, associée à un massage cardiaque externe

 

- Absence de pulsations carotidiennes palpables ? = entreprendre immédiatement un Massage Cardiaque Externe ( MCE ), associé à une ventilation artificielle .

 

RAPPEL DES TECHNIQUES DE REANIMATION

- Débarrasser le blessé de son sac à dos

- enlever une partie des vêtements du haut du corps

- allonger le blessé à plat dos

Ensuite commencer la ventilation aérienne :

- inssuffler dans les voies aériennes de la victime ( par la bouche ) un volume d'air suffisant ( auparavant, désobstruer soigneusement la bouche et dégager la langue du blessé )

Technique du bouche à bouche

1/ boucher les narines de la victime entre le pouce et l'index ( de la main posée sur le front du blessé ),

2/ appliquer la bouche largement ouverte autour de la bouche de la victime pour éviter toute fuite d'air,

3/ souffler progressivement, assez vivement, avec assez de force,

4/ observer le mouvement de la poitrine et écouter les bruits de pénétration

Cycle à répéter 12 à 15 fois par minute ( sauf si la ventilation spontanée de la victime reprend de façon efficace, c'est à dire 12 à 20 mouvements par minute ).

Massage cardiaque externe = avant de le débuter il faut faire parvenir de l'air dans les alvéoles, afin d'oxygéner le sang.

Aussi, débuter la réanimation ( deux insufflations ) - puis pratiquer le massage cardiaque - En l'occurence, pratiquer 15 compressions successives. Puis deux insufflations. Puis reprendre 15 compressions, et recommencer ( 2 INSUFFLATIONS + 15 COMPRESSIONS - recommencer ... ).

* La compression s'effectue avec la partie dure de la paume de la main

* La poussée se fait vers le bas ( verticlae )

* La compression effectuée doit être vive et durer assez longtemps ( elle doit enfoncer le thorax de 3 -4 cm )

EVALUATION DES RESULTATS = toutes les deux minutes, interrompre les manoeuvres sans se relever et voir sir le pouls carotidien est perceptible ( ce qui signifie que l'activité cardiaque a repris ).

Si 2 personnes peuvent porter secours, la ventilation artificielle et la compression MCE pourront n'être pas interrompues = procéder alors par séquences de une insufflation, suivie de 5 compressions

 

Evacuation du foudroyé /

 
Vous avez été repéré par les secouristes : ne vous déplacez pas sans indications de leurs part.

En situation de treuillage : impératif de laisser le câble toucher le sol pour décharge l'hélicoptère de sa charge d'électricité statique

( sinon le sauveteur pourrait être projeté dans le vide ).

Si le foudroyé est conscient, ses compagnons devront cependant être particulièrement vigilants dans les manoeuvres ( éviter les risques de chute, protéger la victime du refroidissement ... toutes les conditions de l'hypothermie sont en effet réunies = contact direct sur le sol froid, vent froid, pluie, neige, vêtements mouillés, parfois brûlés par la foudre ...  ).

 

Et le Club Alpin le rappelle =

*** La gravité des accidents de la foudre est due en partie à l'environnement de la montagne. Plus d'un foudroyé sur deux décède immédiatement ou des suites de ses blessures.

Les survivants souffrent parfois de séquelles dues à la foudre et au délai d'intervention longs - de 1 h 30 à 48 h -

Les chances d'échapper à la foudre reposent surtout sur la prudence, une connaissance des zones à risques, une conduite raisonnée et, dans une moindre mesure, sur l'efficacité des gestes de premiers secours.

 

Rappel de quelques mesures simples de sécurité =

- s'éloigner des sommets ou des arêtes avant l'arrivée de l'orage ( attention aux signes avant-coureur : "abeilles", cheveux dressés sur la tête )

- ne pas céder à la panique, observer les règles de sécurité ( particulièrement lors des manoeuvres de corde )

- choisir des emplacements protégés de la foudre et des courants secondaires pour attendre la fin de l'orage

- éloigner le matériel métallique ( mais bien repérer leur emplacement, vous en aurez besoin après l'orage ! )

- en cas d'accident, entreprendre une réanimation et protéger le blessé des agressions climatiques ... l'arrivée des secours pourra prendre du temps

 

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Publié dans SPORT - SANTE - BEAUTE

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