Parabole des Talents - Haïr ses parents ? - Les Pharisiens et les Archers - Les ouvriers de la vigne - Résurrection de Lazare

Publié le par Passionsetbilletsactu

Parabole des Talents - Haïr ses parents ? - Les Pharisiens et les Archers - Les ouvriers de la vigne - Résurrection de Lazare

PARABOLE DES TALENTS

Un roi voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. On lui en amena un qui lui devait dix mille talents. C'était une somme énorme. Ce serviteur n'ayant pas de quoi le payer, le roi commanda qu'on le vendit, lui, sa femme et ses enfants et tout ce qu'il avait pour payer sa dette.

Le serviteur, se jetant aux pieds aux pieds du Roi, le supplia en ces termes :

"Seigneur, prenez patience et je vous paierai tout". Le Roi, touché de compassion, le laissa aller et lui remit sa dette.

Ce serviteur ne fut pas plus tôt sorti qu'il rencontra un de ses camarades qui lui devait cent deniers. Une toute petite somme.

Le saisissant à la gorge, il l'étouffa presque, lui disant :"Rends-moi ce que tu me dois"

Son compagnon, se jetant à ses pieds, lui dit :"Prenez patience et je vous paierai tout". Mais lui ne voulut pas. S'en allant, il le fit mettre en prison.

Les autres serviteurs de la maison, voyant ce qui se passait, en furent très affligés.

Le Roi l'appela et lui dit alors :"Méchant serviteur, je t'ai remis ta dette parce que tu m'as prié. Comme j'ai eu pitié de toi, ne devais-tu pas avoir pitié de ton compagnon ? Et le Roi, irrité, le jeta aux exécuteurs jusqu'à ce qu'il eût payé toute sa dette.

 

AIMER LE SEIGNEUR PAR-DESSUS TOUT

"Si celui qui vient à moi ne haut pas son père et sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple".

Encore une fois il s'agit d'une parabole et il s'exprime au figuré, comme lorsqu'il dit de s'arracher l'œil si l'œil fait pêcher, de se couper la main ou le pied s'ils sont une occasion de mal faire. Jésus nous signifie que pour être son disciple mieux vaudrait  fuir son père, sa mère sans tenir compte de leurs supplications, si ce père et cette mère nous enseignaient le mal.

 

LES PHARISIENS ET LES ARCHERS

Lors de la fête des Tabernacles (instituée en souvenir du voyage des Juifs dans le désert lors de leur fuite d'Egypte et qui durait huit jours), les Pharisiens envoyèrent des hommes pour saisir Jésus pendant qu'il parlait au peuple. Mais il inspirait un tel respect, un tel amour, que ces hommes n'osèrent pas l'arrêter et ils revinrent près des Princes des Prêtres.

"Pourquoi ne l'avez vous pas amené" dirent les Pharisiens en colère.

"Jamais homme n'a parlé comme cet homme" répondirent les archers, qui étaient des soldats.

"Les Pharisiens répliquèrent : "Etes vous séduits ? Y a t il un seul magistrat pharisien qui ait cru en lui ? Quant à la populace qui ne connaît pas la loi, ce sont des gens maudits".

 

LES OUVRIERS DE LA VIGNE

(…) Le soir le maître de la vigne dit à son intendant : "Appelez les ouvriers et payez-les en commençant par les derniers venus".

Ceux qui pensaient recevoir davantage ayant commencé à la première heure murmuraient. Le maître de la vigne leur dit : " Je ne vous fais pas de tort. N'êtes vous pas convenu avec moi d'un denier ? Prenez ce qui est à vous, et allez. Je veux donner à celui-ci comme à vous. Est ce qu'il ne m'est pas permis de faire ce que je veux ? Et pourquoi voyez vous d'un mauvais œil que je sois bon ? Ainsi les derniers seront les premiers et les premiers seront les derniers car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus".

Le denier donné aux ouvriers de la vigne, aux derniers arrivés comme aux premiers, représente Jésus-Christ qui se donne, avec un égal amour, aux Juifs et aux païens, à tous les hommes de bonne volonté. Cette promesse du denier, c'est Jésus promis comme Sauveur dès le commencement du monde.

 

RESURRECTION DE LAZARE

Il y avait dans la ville de Béthanie un homme bon et riche nommé Lazare, ami de Jésus. Il était le frère de Marthe et de Marie-Madeleine. Un jour il tomba malade. Ses sœurs envoyèrent dire à Jésus par des amis :"Seigneur, celui que vous aimez est malade". (…)

Les disciples dirent à Jésus :"Maître, il y a peu de jours les Juifs voulaient vous lapider et vous voulez y retourner?"

Après avoir fait comprendre à ses disciples que rien ne pouvait avancer ni retarder l'heure de sa mort prédite par les Prophètes, Jésus leur dit : "Notre ami Lazare dort, mais je vais le réveiller" (…). "Je me réjouis de ce que je n'étais pas là. Allons à lui".

Jésus se réjouissait de rendre ses disciples témoins d'un si grand miracle.

Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples : "Et nous aussi, allons et mourons avec lui". Car ils croyaient tous que Jésus courait les plus grands dangers en allant à Jérusalem.

(…) Marthe dit à Jésus :"Seigneur, si vous aviez été ici, mon frère ne serait pas mort".

Jésus lui dit :"Ton frère ressuscitera"

Marthe lui dit :" Je sais qu'il ressuscitera à la résurrection au dernier jour. Jésus lui répondit : "Je suis la résurrection et la vie. Quiconque croit en moi, fût il mort, vivra. Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais. Le crois-tu ?"

Elle lui dit :"Oui Seigneur, je crois que vous êtes le Christ, Fils du Dieu vivant qui est venu en ce monde".

Ayant dit cela, elle s'en alla et appela Marie-Madeleine. (…)

Lorsque Jésus vit Marie-Madeleine pleurant, et les Juifs qui étaient venus avec elle pleurant aussi, il dit : "Où l''avez-vous mis ?"

Les Juifs répondirent : "Seigneur, venez et voyez"

Et Jésus pleura.

"Voyez comme il l'aimait !". Mais quelques-uns dirent :"Lui qui a ouvert les yeux d'un aveugle-né ne pouvait il pas faire que celui-ci ne mourût point ?"

Jésus, frémissant en lui-même, vint au sépulcre qui était une grotte. Une pierre était posée dessus et dit : "Otez la pierre"

Marthe, sœur de Lazare fit remarquer qu'il y avait déjà quatre jours que son frère mort était là.

Jésus :"Ne t'ai-je pas dit que si tu croyais tu verrais la gloire de Dieu ?". Ayant dit cela, il cria d'une voix forte : "Lazare, sors du tombeau".

Aussitôt, celui qui avait été mort, sortit vivant, les pieds, les mains et le corps entourés de bandelettes et le visage enveloppé d'un suaire. Jésus dit encore :"Déliez-le et laissez le aller".

C'était l'usage chez les Juifs d'arranger ainsi les morts. On leur remplissait la bouche, les narines, les oreilles d'herbes aromatique. On les enveloppait de bandelettes de lin ou de toile. Par dessus, on roulait une grande pièce d'étoffe, enveloppant le mort de la tête aux pieds.

Une tromperie était donc impossible. Aucun homme n'aurait pu vivre même quelques minutes enveloppé ainsi. Et les Juifs présents au miracle ne pouvaient pas le nier, ou même faire semblant de ne pas y croire. Aussi, beaucoup d'entre les Juifs qui étaient venus près de Marthe et de Marie-Madeleine et qui avaient vu ce miracle fait par Jésus? crurent en lui.