Soigner les plantes... par les plantes

Publié le par Passionsetbilletsactu

Source/ Magazine Natureactiv

ou "plaidoyer pour l'usage de produits d'origine végétale dans les vergers et les jardins. Approche novatrice pour lutter efficacement contre les maladies et les parasites, tout en respectant la nature... et nous-mêmes" (extrait ) :

Qui dit traitement naturel ne veut pas dire traitement de seconde zone, tout au contraire et notre époque n'en finit pas d'en redécouvrir les multiples facettes et avantages, pour les être vivants comme pour les plantes!

Voici ce que nous expose Eric PETIOT, spécialiste des soins aux arbres depuis plus

de 20 ans :

"Très tôt passionné par les arbres, j'avais d'abord une vision unidirectionnelle. J'en suis venu à m'intéresser aux plantes maraîchères, leurs systèmes de résistance étant équivalents à ceux des arbres.

Je rencontre agriculteurs, viticulteurs, arboriculteurs, maraîchers... Ceux qui s'orientent vers les pratiques biologiques ont en commun un intellect ouvert, une grande sensibilité et comprennent beaucoup par le regard. Ils veulent aussi préserver leur autonomie et décider par eux-mêmes des produits à utiliser."

Eric PETIOT s'intéresse aussi aux essences aromatiques contenues dans les plantes. Il a donc suivi une formation de 3 ans à l'école des Plantes médicinales de Lyon. " Les essences sont des métabolites secondaires d'une efficacité redoutable. En faisant seulement 1 à 3 traitements par saison, on constate qu'il y a de moins en moins d'indésirables - Par exemple l'infusion de menthe poivrée est un bon répulsif du puceron noir dans les jardins" - "Mais selon moi la stratégie de soins aux plantes doit avant tout être préventive. Il s'agit d'abord de renforcer les systèmes de résistance intrinsèque des végétaux. "Quand on maîtrise bien leur culture, les arbres, les légumes n'ont pas besoin de traitements".

L'avantage des plantes ait qu'elles contiennent une telle multiplicité de molécules que les champignons et les insectes ne peuvent développer de phénomènes de résistance. On n'est donc pas obligé de changer de traitement tous les deux ou trois ans, comme avec les produits conventionnels.

Par ailleurs, " les molécules végétales se dégradent dans la nature en trois mois maximum. Donc, aucune rémanence, contrairement aux molécules de synthèse telles que le DDT, que l'on retrouve dans nos glaciers plusieurs décennies après son interdiction".